1ère édition du Festival international de courts-métrages  » DAKAR COURT  »

Au Sénégal, se développent, depuis plus de 10 ans, des pépinières de jeunes auteurs qui s’intéressent au cinéma, encadrés bénévolement ou contractuellement par des professionnels du secteur (ex. Ciné-Banlieue ou Ciné-Ucad » ) parfois soutenus par plusieurs projets de formation portés par des acteurs locaux (ex. Cinékap à travers le programme Up court-métrage) et régulièrement appuyés par la coopération française ou éventuellement, belge, espagnole, etc. (ex. ateliers de formation encadrés par Angèle DIABANG à Banjul ou par Alain GOMIS à Ziguinchor, festival Moussa invite de Moussa Touré, etc.). Le Cluster EUNIC Sénégal avec l’appui financier de la DUE, a également organisé, en 2017, un

programme de renforcement de capacités en écriture cinématographique « Sunu cinéma »

pour quinze jeunes réalisateurs sénégalais.

Les structures étatiques, en Afrique, commencent à s’intéresser à la production cinématographique. L’état du Sénégal a doté, pour 2018, le fond de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuel (FOPICA), d’un budget de 2 milliards de francs CFA. Ce fond vient renforcer le dynamisme du secteur et surtout stimuler et encourager la créativité de la nouvelle génération.

Le dynamisme actuel de la production africaine se manifeste surtout dans les formats courts.

La production sénégalaise est ainsi passée d’une vingtaine de courts-métrages au cours des

précédentes années à plus de 50 l’année dernière, l’un d’entre eux, Dem Dem de Pape

Bounama Lopy a été sélectionné au festival du court-métrage de Clermont-Ferrand 2018,

après avoir reçu le Tanit d’argent à Carthage. Le dynamisme actuel de la production africaine

se manifeste surtout dans les formats courts.

Justification

Les deux grands festivals du continent : les journées cinématographiques de Carthage (JCC) et le Festival Panafricain de cinéma de Ouagadougou (FESPACO), mais aussi, aujourd’hui le festival de cinéma de Louxor, accordent, dans leur compétition, une place aux courts- métrages et aux films d’école mais il n’existe pas en Afrique de festival de grande dimension exclusivement réservé aux courts et aux très courts-métrages.

Loin de se scléroser, le court-métrage s’adapte aux mutations technologiques, se renouvelle et élargit son champ d’application au documentaire, au cinéma d’art et d’essai, au cinéma expérimental, à la science-fiction, au cinéma d’animation, à l’art de la vidéo, au documentaire poétique, au cinéma militant etc. Le numérique a véritablement ouvert les portes du septième art et de nombreux courts-métrages sont réalisés par des jeunes sur le continent. Le court-métrage est une véritable école d’ingéniosité, de débrouillardise, de mise en commun des forces de travail et des valeurs.

Dans le 7ème Art, on peut dire que Dakar bénéficie de l’aura de ses doyens tels Paulin Soumanou Vieyra, Ousmane Sembéne, Djibril Diop Mambety ou encore Alain Gomis dont le dernier film « Félicité », a été nominé aux Oscars 2017 comme meilleur film en langue étrangère et surtout a remporté le grand prix « Etalon d’or » au FESPACO 2017. Ces trois personnalités ont, d’ailleurs, en commun, d’avoir débuté leur carrière avec le court-métrage.

Ainsi, c’est de tous ces constats et besoins que Dakar Court est né afin d’encourager la créativité, de répondre à la vivacité du secteur et d’offrir un espace d’échanges, de diffusion et de promotion aux courts-métrages.

Le projet : Dakar Court, festival international de courts-métrages

Le festival Dakar Court est organisé par l’association CINEMAREKK en partenariat avec l’Institut Français du Sénégal à Dakar. Il s’inscrit dans le cadre de la revalorisation des métiers du Cinéma et vise à professionnaliser toutes les personnes de ce milieu, et en particulier les jeunes.

Les objectifs :

Soutenir les collectifs et les acteurs œuvrant dans la formation et la structuration du

paysage du court au Sénégal et en Afrique ;

Promouvoir et faire émerger de jeunes auteurs africains ;

Valoriser les métiers du cinéma ;

Faire naître une véritable politique du court en défendant la création, la production

et la diffusion dans les télévisions ;

Développer l’éducation au cinéma en lien avec les établissements scolaires

Le déroulé de la 1ère édition

Cet événement, conçu pour rassembler tous les acteurs de la scène cinématographique (Sénégal et pays de sous-région), sera organisé du 10 au 15 décembre 2018 à Dakar.

Il sera coorganisé par l’Institut français et l’association CINEMAREKK et accueillera :

des jeunes porteurs de projets de films, évoluant dans les collectifs de cinéma identifiés à Dakar, Ziguinchor, Kaolack, Saint-Louis, Thiès, Mboumba, Louga, ainsi des invités venant de Banjul et de Nouakchott ;

des jeunes auteurs, plus chevronnés, ayant réalisé 1 ou 2 courts-métrages de qualité, venant d’Afrique ;

Des professionnels du cinéma de la diaspora africaine ;

Des invités (producteurs, acteurs, etc.) venant du monde entier.

Un comité de sélection, mis en place, sélectionnera, au plus tard le 15 octobre 2018 :

3 programmes de films en compétition, composés chacun de 4 à 5 courts (une priorité sera accordée aux meilleurs films produits au Sénégal ces trois dernières années, complétés par une sélection internationale) ;

1 programme d’1h pour enfants ;

1 à 2 programmes d’1h pour les scolaires ;

Plusieurs programmes de courts, en parallèle avec des focus autour de différents festivals : Festival de court-métrage de Clermont-Ferrand, Quartiers lointains, Rencontres du Film Court de Madagascar, films d’ateliers, programmes français et francophones élaborés par UniFrance.

Un jury de cinq hautes personnalités du cinéma décernera différentes récompenses :

– Grand prix du jury Djibril Diop Mambety
– Meilleur film francophone ;
–  – Meilleur film national Annette Mbaye D’Erneville

–  – Prix du public.

3

Pour cette 1ère édition, le festival se consacrera à la promotion des jeunes porteurs de projets et à la valorisation des métiers du cinéma. Plusieurs ateliers thématiques et rencontres professionnelles seront organisés :

– Atelier 1: Les métiers du cinéma (plusieurs master class et rencontres professionnelles, autour du son, de la lumière, de la production, de la photo, de la distribution, du jeu d’acteur). Ces ateliers seront exclusivement réservés aux jeunes ayant déjà une bonne expérience dans ce domaine et seront adaptés en fonction des professionnels présents. Ce sera l’occasion de valoriser les professionnels locaux et de favoriser le dialogue intergénérationnel, en conviant des cinéastes comme : Moussa Touré, Ousmane William Mbaye, Alain Gomis, Dyana Gaye, etc.

– Atelier 2 : « Talent en court » – « De l’écrit à l’écran » proposera aux festivaliers (environ 30 jeunes) un exercice de simulation de création professionnelle et un retour d’expérience autour du court-métrage « Petite lumière » d’Alain Gomis. Ce programme est proposé grâce à l’appui du CNC. Ce programme est réservé aux jeunes porteurs de projets, invités du festival.

– Rencontres PRO autour de différents thèmes en prise direct avec les centres d’intérêt des participants :

–  Enjeux du court-métrage en Afrique ;

–  Passer du court au long-métrage / comment pitcher son projet, etc.

–  2 Tables rondes autour de la distribution et de la production (dans le cadre des 2es Rencontres du cinéma francophone, organisées par UniFrance)

–  Zoom sur les métiers du cinéma. Mise en œuvre

Le festival Dakar Court s’appuiera sur l’expertise et l’expérience du Festival de court-métrage de Clermont-Ferrand, profitera des rendez-vous du cinéma francophone organisés par Unifrance et l’appui technique du CNC et de la Direction de la cinématographie nationale, pour lancer sa toute première édition du 10 au 15 décembre 2018.

Organisateurs : Institut français du Sénégal à Dakar et Association CINEMA REKK

Partenaires Institutionnels : Direction de la Cinématographie du Ministère de la Culture (Sénégal) – Ministère du Tourisme (Sénégal) – Ministère de la Jeunesse (Sénégal) / UniFrance – CNC (France) – AIRF

Partenaires officiels : EIFFAGE SENEGAL – CANAL+ SENEGAL – DAKAR TV

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